PARASHATH VAYAK’HEL 5785 – VENDREDI 21 MARS 2025, 21 ADAR 5785

Horaires entrée et sortie de shabbat

NETANYA – 17h32 – 18h30
JÉRUSALEM – 17h11 – 18h29
HAÏFA – 17h32 – 18h30
EILAT – 17h32 – 18h29
ASHDOD – TEL AVIV 17h33 – 18h31
BEER SHEVA – 17h33 – 18h30
PARIS – 18h47 – 19h54
MARSEILLE – 18h34 – 19h36
LOS ANGELES – 18h47 – 19h44
MIAMI – 18h14 – 19h08
NEW YORK – 18h51 – 19h52


« Vayakhel Moché » – Et Moché rassembla le peuple

Ce verset ouvre la paracha en mettant l’accent sur l’acte de rassembler. Ce n’est pas anodin : la première étape avant de construire un sanctuaire pour Dieu, c’est de construire une communauté. Moché ne commence pas en distribuant des plans ou des matériaux, il commence par créer un moment collectif, un rassemblement de cœurs et d’esprits.

Enseignement central : L’unité avant l’action
Dans un monde où chacun est absorbé dans ses occupations, le simple fait de se réunir prend une force spirituelle. Vayakhel nous dit : il faut d’abord créer le « nous » avant de passer au « faire ».

C’est seulement ensemble, dans un esprit d’écoute, de respect et de solidarité, que le sanctuaire peut émerger. Ce n’est pas un projet individuel, ni l’œuvre d’une élite – c’est un projet porté par tous, avec les différences de chacun.


SANCTIFICATION DE L’ESPACE SPATIO-TEMPOREL 

Cette péricope est l’avant dernière du groupe de cinq  parashioth qui termine la description et l’ordonnance de la  construction du Tabernacle : mishkan משכן mot qui appartient  à la racine שכן voisin signifiant ainsi qu’HaShem réside  désormais en cette demeure proche de tout le peuple.

Dans cette sidra, on va retrouver des instructions concernant  l’édification du mishkan un peu comme il en a été question lors  de la parashat Terouma. Alors peut-on dire qu’il y a ici une  répétition ?

Non, parce que la raison de cette répétition est complexe et liée  aussi à cette parasha en elle-même : en effet le texte commence  par les mots ….משה ויקהל Moïse a rassemblé le peuple. Le mot   ויקהל vient de la racine קהל qui signifie rassemblement ou  ensemble de personnes soit communauté קהילה. Le mot kéhila  ou communauté est un terme « dynamique » alors que l’autre  terme qui existe pour désigner une communauté : עדה dont la  racine est עד, témoin est plutôt un terme « statique ».

Nous retrouverons ce terme de êda après l’épisode des  explorateurs lorsque tout une communauté sera engloutie par  la terre. Ici comme ailleurs, le mot êda signifie que la  communauté en question va servir de témoin à l’ensemble des  personnes regroupées, à cette nouvelle société qui en est à ses  balbutiements et qui se forme autour d’un pôle qui va se  nommer משכן Tabernacle mot qui vient de la racine שכן =  voisin ainsi que cela a été dit plus haut.

Pourquoi ce terme de mishkan ? Car, D a émis Son désir de  résider parmi les enfants d’Israël : בתוכם ושכנתי » Je résiderai  parmi eux ». Lorsque D ordonne à Moïse de Lui construire un  Tabernacle est-ce à dire que D va y habiter ? Un midrash dit  que ce monde n’est que le marchepied du trône céleste et dans  un autre midrash D dit que Sa demeure se trouve au ciel et  aussi ici-bas ….

Mais comment la chose est-elle possible ? Par la brisure des  vases ? Non pas seulement : ce mishkan est destiné à frapper  l’imagination humaine : les hommes ayant vécu en Egypte pays  de l’idolâtrie, des sacrifices, de la servitude où les hommes  sont habitués à être coiffés par un chef dirigeant, avaient  besoin de vivre selon un même calque pour pouvoir  comprendre leurs actes et leur modus vivendi leur façon de  vivre c’est ainsi que Maïmonide explique les sacrifices car les  Hébreux étaient habitués à en voir et ils n’eussent pas pu  concevoir une autre façon d’adorer D sans sacrifice de même,  habitués à voir des édifices servant de temple, ils avaient  besoin de voir concrètement un lieu d’habitation pour D.

Pour le début de cette parasha, Moïse, fait un acte urgent : il  rassemble le peuple pour donner des instructions pour  l’élaboration du Mishkan, tout va aller selon une dynamique  imprimée par Moïse pour mener le peuple tambour battant.  Tout le monde va y prendre part, les hommes tout comme les  jeunes et les femmes qui vont contribuer aux travaux en filant  les poils de chèvre et les fibres et en tissant des étoffes et en  se dessaisissant de leurs belles parures d’or et d’argent et en  participant activement.

Le shabbat arrive et tous les travaux sont suspendus. Même  l’élaboration du Mishkan s’arrête pour le respect du Shabbat  dont on dit qu’il est comme 1/60ème du monde futur.-

De même que le Shabbat sert de témoin chaque semaine pour  la sainteté que D nous fait partager chaque semaine, de même,  le Mishkan qui est entièrement kadosh (saint) implante au  milieu de nous la Sainteté du Créateur à notre échelle. Le  Shabbat et le Mishkan vont se rejoindre en un point commun  qu’est la Sainteté et l’espace-lieu et l’espace-temps. Car dans  l’espace-lieu, l’homme évolue et c’est là qu’il se trouve  confronté à la Sainteté que le Saint Béni soit-Il a « contractée »  pour la placer au milieu des hommes et le Shabbat, qui est un  rendez-vous de sainteté qui se répète indéfiniment tous les  sept jours. Dans la semaine, l’homme travaille et peu importe  dans quel domaine matériel l’homme accomplit sa tâche et il s’efforce, à heures régulières, de se rendre à un rendez-vous  multi quotidien avec le spirituel et le sacré, au moyen des  prières et de l’étude où les dimensions spatio-temporelles se  rejoignent pour le sacré.

Les travaux servant à l’édification du mishkan ne repoussent  pas l’observation du shabbat car le sacré n’annule pas le sacré.

Ces travaux (39 en nombre) sont ceux qu’il est interdit de faire  le shabbat non seulement eux-mêmes mais avec leurs dérivés  comme par exemple : peindre mais aussi par extension se  vernir les ongles. Le motif de l’interdiction des 39 travaux et de  leurs dérivés le shabbat n’a absolument rien à voir avec la  fatigue comme on le prétexte encore souvent. Il s’agit de  l’œuvre créatrice : Ne rien créer le jour du shabbat.

A la différence de la faute du veau d’or commise par le êrev rav  (la multitude des non-Juifs sortie avec les Hébreux) où tous ont  été contraints d’offrir de l’or dans une sorte de frénésie, pour  la construction du Tabernacle, D demande à Moïse de  n’accepter que ce que chaque personne veut bien offrir, selon  son cœur. 

Il a déjà été spécifié que les femmes offrirent non seulement  leurs bijoux mais aussi les ustensiles en cuivre qui, bien polis,  leur avaient servi de miroirs au temps où le travail en Egypte  était si dur que les hommes s’écroulaient de fatigue et que les  femmes se faisaient belles en s’admirant dans leurs miroirs  pour encourager les époux à procréer. C’est d’ailleurs cette  quantité de cuivre qui a été utilisée pour façonner la cuvette ou  le bassin utilisé pour faire toute l’application destinée à  reconnaître si une femme était coupable d’infidélité ou pas.

Le rôle des femmes dans le judaïsme est reconnu et important  la seule chose que l’on réclame d’elle étant sa pudeur.

Dr Caroline Elisheva Rebouh PhD.
דד »ר קרולין אלישבע רבוה בן אבו 

Ashdodcafe.com
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