Le dernier rapport de l’économiste en chef du ministère des Finances a mis en lumière une nette baisse du marché de l’immobilier en janvier 2025, après le pic observé en décembre 2024. Cette tendance est désormais confirmée par les données officielles du Bureau Central des Statistiques.

Le nombre de transactions est passé de 11,763 ventes en décembre à 7,373 en janvier. Cette baisse est particulièrement marquée dans le secteur des logements neufs, avec une chute de 54 %. Depuis juin 2024, une tendance constante de ralentissement de 2,8 % par mois est observée pour les ventes de logements neufs.

Les données récentes, publiées hier par l’économiste en chef, ont mis en évidence une chute significative du nombre de ventes de logements en janvier. Ces informations sont également corroborées par les statistiques du Bureau Central des Statistiques, qui révèlent une diminution de 37,3 % du nombre de ventes de logements en janvier par rapport au mois précédent.

Selon ces statistiques, seuls 7,373 logements ont été vendus en janvier, contre 11,763 en décembre, un écart considérable. Ce chiffre de décembre représente une exception par rapport à la tendance de 2024, avec un volume de ventes inhabituellement élevé.

L’économiste en chef du ministère des Finances a expliqué cette flambée des ventes en décembre par le fait que les acheteurs de logements neufs ont voulu anticiper la hausse de la TVA , ce qui les a poussé à signer des contrats plus tôt. Selon les données du Bureau Central des Statistiques, environ 102,000 logements ont été vendus en 2024, soit une moyenne de 8,500 logements par mois.

En janvier, seules 2,910 unités résidentielles neuves ont trouvé preneur, une baisse spectaculaire de 53,8 % par rapport à décembre, mois au cours duquel 6,308 logements neufs avaient été vendus. En revanche, la diminution des ventes de logements de seconde main a été plus modérée, car ces transactions sont exonérées de TVA, et il n’y avait donc pas de raison particulière pour les acheter avant une éventuelle hausse des taxes.

Néanmoins, une réduction de 18,3 % des ventes de logements de seconde main a été enregistrée en janvier, par rapport à décembre 2024. En janvier 2025, 4,460 logements de seconde main ont été vendus, contre 5,455 au cours du mois de décembre.

Ces données suggèrent que la hausse de la TVA explique en partie le ralentissement des ventes. En effet, selon le Bureau Central des Statistiques, depuis juin 2024, une tendance de baisse progressive des transactions a été observée, avec une diminution moyenne de 1,6 % par mois. La baisse est encore plus marquée dans le secteur des logements neufs, avec un déclin de 2,8 % par mois.

En revanche, les ventes de logements de seconde main ont enregistré une tendance à la hausse entre août 2023 et novembre 2024. Cependant, cette dynamique s’est inversée entre novembre 2024 et janvier 2025, avec une baisse modérée de 0,7 % par mois.

Au cours des trois mois allant de novembre 2024 à janvier 2025, trois villes se distinguent par un nombre élevé de ventes de logements neufs, chacune ayant enregistré plus de 700 transactions. Tel-Aviv-Yafo a dominé avec 871 ventes, suivie de Jérusalem (767 ventes) et d’Ofakim (760 ventes).

En ce qui concerne les logements de seconde main, trois autres villes ont enregistré plus de 800 transactions durant cette même période : Haïfa (935 ventes), Jérusalem (908 ventes) et Beer-Sheba (860 ventes). Tel-Aviv, classée quatrième, a enregistré 604 ventes de logements de seconde main.

Un indicateur important du ralentissement du marché immobilier est l’augmentation des stocks de logements invendus détenus par les promoteurs immobiliers. À la fin janvier 2025, environ 77,650 logements neufs restaient disponibles à la vente, soit une augmentation de 2,1 % par rapport à décembre 2024 et de 13,1 % par rapport à janvier 2024.

Parmi ces logements invendus, 31,6 % se trouvent dans le district de Tel-Aviv, soit environ 24,540 unités, et 24,1 % dans le district central, soit 18,720 unités.

Dans les grandes villes de plus de 100,000 habitants, Tel-Aviv-Yaffo arrive en tête avec environ 8.970 logements neufs restant à vendre, suivie de Jérusalem avec environ 7,350 unités invendues. Les villes périphériques, comme Ofakim, qui connaissent une forte demande en raison de prix relativement plus bas, connaissent également une pression accrue sur les stocks, ce qui pourrait influencer la dynamique des prix au cours des mois à venir.

En effet, l’augmentation des stocks de logements non vendus pourrait potentiellement freiner la hausse des prix, mais aussi inciter les promoteurs à réajuster leurs stratégies commerciales pour relancer la demande.

Arnaud Sayegh
Avec l’aimable autorisation de KNE
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